L’annonce

Je te dédie ce texte, ma lectrice avertie.

C’est dans ce café où nous ne devions prendre qu’un simple verre que tu me l’annonces tout bas en rougissant comme une étudiante. Trop bas, je ne t’entends pas. Je me penche, mon oreille près de toucher ta lèvre et tu le dis à nouveau : « J’ai envie de toi, maintenant, tout de suite, à en crever ». Et ma bouche contre ta bouche vient confirmer ce feu. Tu vas me rendre dingue à exprimer aussi ouvertement ton désir, ton envie de moi. Pressés l’un contre l’autre, l’urgence me saisit à la gorge, hors de question d’aller chez moi ou à l’hôtel, tout de suite nous devons passer à l’acte. Ta langue dessine des arabesques de concert avec la mienne. Ma main s’attarde dans tes cheveux, de peur de s’égarer sur tes seins et que le garçon de café nous jette un pichet d’eau, comme à deux chiens en rut ou qu’il appelle les flics parce que je t’ai jeté sur la petite table en marbre, les cuisses écartées…

« Je file aux toilettes » me dis-tu. Le temps de compter jusqu’à cinq, je te suis. Sans réfléchir, je passe la porte des femmes. Les gogues sont propres, bonne odeur de Javel. Carreaux de faïence noire, classique. Dans un flash, j’aperçois ma tête de fou dans la glace. De nouveau contre toi dans la petite pièce exiguë, je bascule le loquet dans mon dos. Tu relèves ton chemisier. Tes seins adorables, je veux les pincer, les pétrir, mordre, sucer, lécher, tes tétons qu’ils soient rouges et irrités que demain tu te remémores la violence que je leur ai fait. Pendant que je presse mon visage sur ta gorge tu ne cesses de répéter mon prénom. Il me faut sentir l’humidité de ton désir de mes doigts. Tu as déjà retiré ton slip. Ta chatte accessible se soumet à ma main, dans ces replis de chair que je fouille, s’épanouit une étouffante moiteur. Un gémissement rageur perle de tes lèvres. Tu sais précisément ce que je veux maintenant. Toucher ne me suffit pas, je veux voir aussi. Tu te retournes, les mains appuyées sur le réservoir. Je remonte ta jupe, dévoilant ton cul. Le spectacle de tes lèvres d’en bas, gonflées de sang, avec cette petite bille de mouille attirée par la gravité, me comble de joie. J’évalue l’élasticité de ce réceptacle où ma queue va bientôt s’enfoncer. Mon index ne rencontre pas la moindre résistance. A genoux, j’écarte tes rotondités mafflues. Là, je presse ma langue contre ton orifice le plus étroit. Mes doigts changent d’objectif. Après quelques tâtonnements, ils viennent chatouiller ton clitoris. Voila qui t’excite, te pousse au bord de la jouissance. Il te faut attendre encore un peu.

Je me relève. Mon pantalon tombe sur mes genoux. Ma bitte jaillit de mon caleçon et, sans plus attendre, je t’enfile. Quel plaisir délicieux d’aller me perdre dans ta chatte qui me moule si agréablement. Mes mains sur tes hanches, nous nous emboîtons dans un accord anatomique huilé. Tu me dis que tu veux jouir en me regardant dans les yeux. Je me retire, tu te retournes. A pleines mains je saisis tes fesses pour te soulever et t’amener contre moi. Mon sexe est de nouveau au chaud, dans le tiens, et je te prends contre la porte. Dans cette position, mon gland vient cogner encore et encore au plus profond de ta matrice jusqu’à ce qu’un spasme te déchire. Tu baises alors de nouveau ma bouche dans un fervent transport. Je suis sur le point d’exploser mais tu ne veux pas que ton vagin soit le réceptacle de ma semence. Aujourd’hui ton goût est ailleurs. A genoux, tu rends hommage à ma verge. Sous les petits coups de ta langue, mon gland vibre de frissons électriques. Et quand tu prends en entier ma queue dans ta bouche, je cesse de résister et décharge comme un perdu. Consciencieusement, tu consommes le fruit de mon orgasme. Vaseux, la tête qui tourne, il me faut quelques instants pour reprendre mes esprits. Un peu honteux, nous traversons le café. Le temps de régler l’addition et nous partons en coup de vent. L’envie ne nous a pas quittés.